Jours 27 et 28 : la forêt, l’eau, la pollution et l’amiante à Givors

Après une journée de pause pour les marcheurs le lundi 28 mai et un débat sur les ondes électromagnétiques en soirée à Lyon, les marcheurs sont repartis sur la route le mardi 29 mai.

Soirée sur les ondes électro-magnétiques à Lyon le 28 mai

 

Le 29 mai, journée très riche avec, au départ d’Oullins à Lyon le matin, une présence de France 3 Rhônes-Alpes qui a suivi le départ de la marche.

Première étape : arrêt sous un pont de l’A450, pour alerter sur la présence de particules fines dans l’air qui peuvent contaminer les habitants.

La délicieuse nourriture bio, locale et végan proposée par notre bus bio

Deuxième étape : arrêt sur l’île de la table-ronde à Irigny, où nous avons pu échanger sur différents sujets. Jean-François Baudin se mobilise contre le déménagement d’une pépinière de 20 hectares, qui met en danger la biodiversité d’une forêt alluviale (voir la pétition). Il nous explique cette mobilisation citoyenne en vidéo :

Toute l’étape a longé les bords du Rhône, avec une très belle végétation et une météo parfaite ! L’occasion de parler de l’eau, de sa qualité et de sa pollution, notamment avec Monique Cosson, membre du collectif Eau bien commun et conseillère régionale Monique Cosson est conseillère régionale du Rassemblement Citoyens Écologiste et Solidaires.

Axel (l’un des coordinateurs de la marche) et Soleyl (fils de nos cuisiniers)
Les cobayes en mouvement !
Quelques explications sur l’île de la table-ronde à Irigny

 

Pour cette étape, nous avons cheminé avec Caroline et Louise, membres de Wair, qui a concocté le premier foulard et masque anti-pollution esthétique et efficace. Alors que la pollution de l’air tue 7 millions de personnes dans le monde, cette initiative s’avère un outil intéressant, en complément bien entendu d’un travail de prévention nécessaire. Caroline nous explique le fonctionnement de ce masque :

 

Le soir, rencontre passionnante avec les verriers de Givors à la maison du fleuve Rhône. En 2004, suite à la fermeture de leurs usines, les verriers créent une association pour se retrouver régulièrement. Puis, au fur et à mesure des années, certains verriers tombent malades : des cancers. L’un d’entre eux meurt en 2009. L’association réalise alors une « épidémiologie populaire », un questionnaire envoyé aux 654 membres de l’association. Parmi les 208 réponses, 100 sont atteints de cancer.

« Les chiffres récoltés dans notre enquête montrent que les verriers de Givors ont un taux de cancer dix fois plus élevé que ceux que l’on retrouve ailleurs » (Laurent Gonon, pilier de la mobilisation)

Ces cancers sont dus à un manque de protection et à de mauvaises conditions de travail, et en grande partie à l’amiante. Ces anciens salariés se battent depuis maintenant quinze ans pour la reconnaissance de leurs pathologies comme maladies professionnelles.

Nous remercions la mairie qui a accueilli chaleureusement notre marche et la conférence avec les verriers de Givors.

A gauche, Laurent Gonon (ancien verrier) et à droite, Axel Marin (co-organisateur de la marche)
Repas convivial à Givors

 

En parallèle de la marche vers Givors, des marseillais ont organisé le 29 mai une action devant l’Agence régionale de santé (ARS). Une quinzaine de cobayes étaient présents, aux côtés de plusieurs médias (France 3, France bleu, Radio star, La Provence, La Marseillaise). Une délégation a été reçue par le directeur de cabinet du directeur général. Nous avons obtenu l’organisation d’une réunion prochainement avec la direction générale et le service santé environnement. L’objectif : évoquer dans le détail les sujets rencontrés pendant la marche (cité air bel, école oasis, boues rouges, les pollutions de Fos-sur-Mer, les boues rouges de Gardanne…).

Voir le reportage de France 3 (à partir de 3’36).

Action des cobayes devant l’Agence régionale de santé à Marseille

 

Et pour terminer, un court témoignage de Méthys sur sa participation à la marche des cobayes, puis de son père, notre cuisinier Bruno, qui nous propose une joyeuse chanson sur le végétarisme !

Une pensée sur “Jours 27 et 28 : la forêt, l’eau, la pollution et l’amiante à Givors”

  1. Je constate quand même qu’au fil de la marche il y a plusieurs personnes qui s’ intéressent et se sentent concernées pour le bien-être de notre planète et des personnes qui y habitent heureusement.
    J’espère vraiment que la marche pourra enfin aboutir à un mieux vivre pour préserver la planète pour un avenir meilleur et que le gouvernement face avancer réellement les choses et que enfin les lobbies soient définitivement « morts ».

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