Jours 35 et 36 : à Clermont-Ferrand, étape sur l’amiante, l’éco-orgasme et l’avenir de notre planète

Le mardi 5 juin, la marche est partie de l’usine de production d’eau potable de la métropole de Clermont. Elle s’est ensuite acheminée vers l’incinérateur VERNEA de Clermont-Ferrand où les marcheurs ont pique-niqué. Cet incinérateur peine à tourner à sa pleine capacité, ils ramènent donc des déchets (bois, ordures ménagères…) qui proviennent de centres de tri de zones éloignées de la région. Ce centre s’avère très polluant, les marcheurs ont donc pris la parole pour les inciter à davantage de recyclage et de tri.

Durant cette journée, France 2 était présent (reportage dans Télématin à venir dans quelques jours), France bleu ainsi que France 3 qui a reçu Michèle Rivasi sur le plateau le soir même :

Après s’être arrêtée à la place de Jaude de Clermont-Ferrand, la marche a retrouvé des membres de Générations cobayes pour une soirée autour de l’éco-orgasme à la faculté de lettres. Sous une forme très ludique et participative, nous avons exploré les questions passionnantes (et terrifiantes) des maladies chroniques et rares, les nanoparticules, les perturbateurs endocriniens, les OGM la baisse de la fertilité, l’augmentation des cas de diabète, et autres « réjouisseries » potentiellement fortement liées aux changements environnementaux.

Conférence participative sur l’éco-orgasme avec Générations cobayes

 

Le même jour, une délégation de la marche des cobayes était présente à Montluçon, pour assister au procès en diffamation d’un militant CGT, Laurent Indrusiak. En cause : l’usine de recyclage de déchets Environnement Recycling, accusée d’avoir intoxiqué plusieurs de ses salariés suite à une exposition à des métaux lourds, sans protection adaptée. Plus de 300 de militants CGT étaient présents pour soutenir Laurent Indrusiak, pour revendiquer le droit de travailler dans des conditions saines et sûres, car les salariés ont reçu beaucoup de pollutions et de métaux lourds. Et pour éviter que les salariés fassent trop de vague, les employeurs favorisaient des personnes handicapées ou des personnes en réinsertion…

En présence de Michèle Rivasi, députée européenne, nous avons pu entrer dans le tribunal pour assister à l’audience.

« Le problème principal que nous reprochons à l’entreprise Environnement recycling, c’est l’exposition des salariés aux métaux lourds », a expliqué l’avocat de Laurent Indrusiak

Cette mobilisation s’est conclue sur une victoire : le tribunal de Montluçon a conclu à la nullité des poursuites à l’encontre du militant CGT. Une bataille de gagnée pour la démocratie !

La marche apporte son soutien aux initiatives visant à améliorer la santé au travail et aux salariés victimes de mauvaises conditions de travail ou d’expositions à des produits toxiques dans le cadre de leur activité professionnelle.

Mobilisation de la CGT contre l’usine Environnement recycling à Montluçon

 

Toujours à Clermont-Ferrand, le mercredi 6 juin, les marcheurs ont rencontré Josette Roudaire, ancienne ouvrière de l’usine Amisol de Clermont-Ferrand (manufacture de l’amiante). Avec tout un collectif, elle s’est mobilisée durant de longues années pour que les maladies des salariés soient reconnues, et que l’amiante ne soit plus utilisée dans l’usine.

« La médecine du travail doit être indépendante des entreprises. Aujourd’hui, c’est celui qui empoisonne qui soigne. C’est vraiment inadmissible ! » (Josette Roudaire)

Josette Roudaire exprime son souhait de voir les médecins davantage formés, afin qu’ils puissent observer le patient dans sa globalité. La santé des travailleurs ne doit pas dépendre du bon vouloir des médecins… Vous pouvez retrouver ces échanges dans un Facebook live (partie 1 et partie 2).

La discussion s’est ensuite orientée vers le travail et le statut des lanceurs d’alerte. Que deviennent-ils après leurs révélations ? Quelle protection leur procurer ? Comment retrouver un travail et un logement ? De quelle façon conserver son anonymat ? Il est plus que nécessaire de mettre en place des actions pour protéger ces personnes qui alertent la population, les médias, les élus et les entreprises sur des sujets essentiels pour notre démocratie.

Josette Roudaire, ancienne ouvrière d’une manufacture de l’amiante

 

Après un repas convivial, nous avons pu assister au très beau film Severn, la voix de nos enfants, en présence du réalisateur Jean-Paul Jaud. Ce film, très touchant, retrace le parcours de Severn, qui avait fait un discours profondément humain lors de la conférence de Rio de 1992 alors qu’elle avait 12 ans. 20 ans après, Jean-Paul Jaud l’a retrouvée, elle est aujourd’hui jeune maman. Severn porte le même discours sur la situation alarmante de la santé de notre planète. Elle appelle à une prise en compte urgente des problématiques environnementales afin que les générations futures soient en capacité de vivre sur une planète saine.

2 réponses sur “Jours 35 et 36 : à Clermont-Ferrand, étape sur l’amiante, l’éco-orgasme et l’avenir de notre planète”

  1. Je suis admirative du travail que vous faites grâce à
    « La marche des cobayes ». C’est une excellente façon de dénoncer tous ces scandales sanitaires que nous citoyens subissons dans tous les lieux où vous êtes passés ou ceux où vous passerez ! ENFIN UNE FAÇON DE FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES COBAYES QUE NOUS SOMMES ! Nous ne voulons plus être des cobayes ! La coupe est pleine! Nous citoyennes ou citoyens nous ne voulons plus subir ! Il est plus que temps de tenir compte de la santé dans les choix industriels ainsi que de la bonne santé de notre Nature et Biodiversité sans lesquelles nous ne pouvons vivre….
    Quand nous aurons tout détruit ou consommé, on s’apercevra que l’argent ne se mange pas ! Alors BASTA TOUTES LES POLLUTIONS ET LES PROFITS QUI VONT AVEC !!!

  2. enfin nous parlons de la marche des cobayes sur les chaines régionales de France 3 . J’ espère que l’on parlera de la marche des cobayes dans chaque région dans lesquelles vous passez et vous passerez.

    bonne chance à la marche des cobayes

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