Jours 55 et 56 : des mobilisations locales à Nemours et Melun pour préserver l’environnement

Le lundi 25 juin, les marcheurs et les organisateurs se sont réunis afin de préparer l’arrivée sur Paris, Bruxelles et Strasbourg, qui se rapproche à grands pas ! Une très bonne occasion de faire le point sur les préparatifs de ces moments importants, et de préparer les revendications des marcheurs qui seront présentés à Paris le 30 juin. Le groupe est ensuite parti en début d’après-midi vers Nemours, pour plusieurs rencontres thématiques.

À 16h, au château de Nemours, nous avons rencontré le GENE (Groupe Écologique de Nemours et des Environs). Les marcheurs ont d’abord présenté la marche et fait un retour de leur expérience. Le président du GENE, Bernard, a ensuite expliqué l’action de l’association, créée en 1979, tournée vers l’écologie locale.

« Une poignée de femmes et d’hommes ont créé le GENE, portés par une réflexion globale, réfléchissant à l’action locale avec un profond désir d’originalité et de renouveau. »

En s’appuyant sur des associations et des élus locaux, ils se mobilisent pour différentes actions : piétonniser la rue Dumée, mener une enquête démocratique sur la piétonnisation des rues notamment les jours de marché (mobilisation gagnée), ramasser des papiers usagés, lutter contre la centrale d’enrobé, former le conseil municipal sur la fracturation hydraulique, se mobiliser aux côtés de la commune de Nonville et la communauté de communes de Moret Seine et Loing contre une décision qui avait autorisé des travaux miniers sur le territoire de Nonville…

Discussion avec le GENE (Groupe Écologique de Nemours et des Environs)

 

« Avec nos actions, participer au sauvetage de la planète (même fort modestement) devient possible pour tout un chacun. Inventer des nouvelles pratiques destinées à inciter les individus à devenir acteurs pour se réapproprier leur quotidien et leur avenir, impulser des modifications dans les comportements du plus grand nombre pour tenter d’apporter des amorces de solutions concrètes et réalistes : le cadre était planté, les grands axes tracés ! »

Après cette discussion enrichissante et un débat avec les marcheurs sur les modalités de l’action militantes, le GENE nous a offert un super goûter avec pain d’épice, cidre, miel et jus de pomme bio 🙂

Les marcheurs ont ensuite tracté à Melun pour annoncer le passage de la marche le lendemain, avant de retourner dormir dans la salle communale de Veneux les Sablons.

 

Le château de Nemours

Mardi 26 juin, les marcheurs se sont rendus à Melun en passant par le domaine de Peterhoff et Maincy. Nous avons été accueillis à 16h par l’association AVIE (Association de défense des Victimes de l’Incinération et de leur Environnement) et M. le Maire de Maincy qui se battent contre l’incinérateur de Vaux le Pénil (voir l’article du Parisien).

Stand à Maincy (avec Jean-Marc, Olivia et Pierrette)

 

Le soir, nous avons retrouvé l’association Bien Vivre à Melun, pour une soirée autour de la gestion des déchets, l’incinération, la pollution environnementale et les risques pour la santé. Étaient présents l’association AVIE et le collectif 3R (Réduire Recycler Réparer) qui se bat contre un autre incinérateur, cette fois-ci à Evry.

« Notre rapport d’enquête vient d’être délivré aux autorités. Il est très clair sur les problèmes de santés et la pollution que provoque la dioxine » (Etienne Louis, 3R)

Pour Pascale Coffinet (membre d’AVIE), il est essentiel de dénoncer l’irresponsabilité des politiques qui ont continué à faire fonctionner l’incinérateur de Vaux-le-Pénil alors qu’on le savait extrêmement nuisible à l’environnement et aux habitants. Il s’agit maintenant de faire pression sur le président de la Communauté d’Agglomération Melun Val-de-Seine (CAMVS), Louis Vogel. En effet, il a décidé de faire appel de la décision du tribunal qui condamne la CAMVS dans l’affaire qui l’oppose à l’AVIE. Cette affaire a été constituée par les victimes de l’incinérateur, dont la plupart résident à Maincy.

« J’ai entendu beaucoup d’élus dire « on ne savait pas ». Or, au travers des rapports de l’exploitant de l’incinération, l’Etat était au courant du problème de la dioxine. Donc, ils savaient : c’est une faute morale ! » (Pascale Coffinet)

45 millions de tonnes de déchets vont être générés avec la construction du Grand Paris. Que vont-ils devenir ? La Seine-et-Marne, l’un des départements qui disposent des plus grandes terres agricoles en Île-de-France, devra peut-être en accueillir une partie… La question de l’incinération, lors des débats autour du plan régional de santé, a par ailleurs été éludée…

L’association Bien vivre à Melun a expliqué que la compagnie générale des eaux et la lyonnaise des eaux ont d’énormes problèmes liés à la corruption. C’est apparemment une tradition dans les projets d’incinérateur…

« Quand j’étais maire de Maincy, des agriculteurs sont venus me voir parce qu’ils voulaient faire du bio. Je leur ai dit « mais vous savez, le taux de dioxine ici est très élevé… ». Ils sont allés à Vaux-le-Pénil, au pied de l’incinérateur et leur projet a été accepté car la commune refuse de faire de vrais tests sur les sols près de l’incinérateur… Il est ici admis que tous les projets bio ont été arrêtés à cause de la pollution des sols. » (Pascale Coffinet)

La marche des cobayes soutient ces initiatives locales pour préserver la richesse des territoires agricoles et naturels, pour repenser la façon dont nous produisons et recyclons nos déchets, afin de vivre davantage sainement, pour notre propre santé et celle de notre planète.

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