Categories
la santé

Jours 46 et 47 : à Tours, débat sur les champs électromagnétiques et rencontre d’initiatives locales

Les samedi 16 et dimanche 17 juin, la marche des cobayes s’est arrêtée à Tours. Les marcheurs ont tracté dans la ville après déjeuner, avant de rejoindre le château de Tours pour participer à la marche des fiertés.

Participation au stand de la marche des fiertés de Tours

Le soir, nous avons rejoint la marche au Printemps de Velpeau, organisée par le Collectif Velpeau en transition. Concerts, stands associatifs, nourriture végétarienne et biologique, ateliers de recyclage… Nous avons pu y présenter notre marche et rencontré de nombreuses initiatives locales intéressantes !

Le dimanche après-midi, table-ronde autour sur les champs électromagnétiques (ondes, téléphones portables, wifi, compteurs Linky), en présence de Valérie Mousseaud du collectif Stop Linky Touraine et Emmanuel Denis de Robin des toits.

Emmanuel Denis nous a expliqué que nous manquons aujourd’hui cruellement d’expertise indépendante sur les ondes.

« La législation qui s’applique dans beaucoup de pays et qui fixe les seuils à respecter concernant les ondes électromagnétiques, relève d’une expertise faite par l’OMS avant 1998. C’était il y a 20 ans ! Aujourd’hui, les technologies ont beaucoup évolué, il faut de nouvelles expertises indépendantes. » (Emmanuel Denis)

Selon lui, il n’existe pas de vraies études épidémiologiques approfondies sur la toxicité des technologies. Quatre principaux effets physiologiques des ondes sur le cerveau sont généralement présentés à ce sujet : l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique (sang-cerveau), qui devient perméable et favorise l’empoisonnement progressif du cerveau ; des effets sur l’ADN ; des effets sur les régulations membranaires entre les cellules ; et enfin une inhibition de la mélatonine.

Il précise aussi que de nombreuses personnes critiquent aujourd’hui les compteurs Linky, mais ont beaucoup de difficulté à remettre en cause l’usage des téléphones portables.

Table-ronde sur le Linky à Tours

Valérie Mousseaud a quant à elle évoqué les effets néfastes de la 5G par rapport à la biodiversité. Il semble que, dans les villes qui testent la 5G, les oiseaux disparaissent progressivement. De plus, les hautes fréquences casseraient les structures métalliques des châteaux d’eau, ce qui les fragilise et pourrait causer des effondrements. Si les ondes électromagnétiques ont un impact sur du métal, qu’en est-il sur notre santé et sur l’environnement ? …

Enfin, pour terminer, la marche des cobayes s’est rendue sur le festival World music, afin de passer une soirée conviviale !

Nous vous proposons une interview de Manu, marcheur pendant plus d’une semaine à nos côtés (interview réalisée à Nevers quelques jours plus tôt) :



Categories
la santé

Jours 43 et 44 : agriculture biologique, biodiversité et « dieselgate » à Nevers

Le mercredi 13 juin, le groupe de marcheurs est parti de la mairie de Chevenon, pour une marche de 4km jusqu’à Imphy. Après un pique-nique convivial (bio et local, comme toujours !), la marche est repartie jusqu’à Nevers pendant 10km. Le groupe a retrouvé l’Association ouverte et citoyenne de Nevers dans la salle René Dumont pour un café citoyen sur la vie simple. Nous adressons un grand MERCI à Eric Mourey pour toute l’organisation de l’étape à Nevers et pour son accueil chaleureux !

« La vie simple » (« Vivre simplement afin de pouvoir simplement vivre », disait Gandhi), peut être un choix philosophique pour certains et une nécessité pour d’autres. Environ 20% de gens vivent aujourd’hui dans une absolue nécessité. Les facteurs géopolitiques et climatiques vont, de plus en plus, nous faire changer de mode de vie par nécessité.

« Dans un monde dominé par la complexité, notamment avec la révolution numérique, la vie simple va être de plus en plus présente. »

Pratiquer la proximité, développer nos réseaux de solidarité, s’impliquer dans son quartier… Voilà des perspectives pour nous reconnecter à l’autre, créer du lien et construire de nouvelles formes de coopération.

Stop à la malbouffe !

Le jeudi 14 juin était consacré à la visite de lieux emblématiques dans Nevers. Les marcheurs ont tout d’abord découvert les jardins de la Baratte (rue Roger Fouveille), un lieu traditionnellement dédié au maraîchage depuis 400 ans. Dans les années 1950, plus de 50 jardiniers étaient présents sur 20 hectares. Puis la ville de Nevers a construit des nouveaux quartiers et pris des mesures urbaines pour se protéger des crues de la Loire, réduisant la place de l’agriculture. L’association Saint-Fiacre Loire-Baratte s’est constituée en 2005 pour défendre l’agriculture urbaine et la valorisation de l’environnement et de la biodiversité locale. La conservation des espèces et la création de jardins se met alors en place… Découvrez le témoignage de Geneviève Omessa, secrétaire du CNAD (collectif nivernais pour une agriculture durable) sur ce sujet :

La ville de Nevers est aujourd’hui à la recherche de maraîchers pour assurer une continuité écologique sur place. Guillaume est l’un d’entre eux. Auparavant éducateur spécialisé, il a fait une formation pour apprendre le métier d’agriculteur biologique. Il a démarré avec 1 hectare et travaille maintenant sur 5 hectares.

Guillaume, maraîcher bio à Nevers Les jardins de la Baratte Visite des jardins de la Baratte

« Il se passe des choses dans la Nièvre, des gens au départ individualistes se mettent ensemble sur des projets communs et écologiques » (Guillaume, maraîcher bio)

Après avoir dégusté les délicieuses fraises, tomates et… carottes (bio, bien sûr) de Guillaume, nous avons visité le Bec d’Allier, site remarquable d’intérêt européen, qui possède une réelle biodiversité favorisant la lutte contre les pollutions. Gestion et régulation des crues, aménagement du territoire, dynamique fluviale, aménagement des zones inondables… Des discussions très intéressantes pour les marcheuses et les marcheurs (extrait en vidéo ici).

« La richesse de l’écosystème a pu être maintenue grâce à la dynamique fluviale, mais il y a aussi des engrais chimiques dans l’eau qui dégradent l’environnement et appauvrissent le milieu aquatique. À certains endroits, le lit de la rivière s’est réduit de 50%. »

Après cette visite, les marcheurs se sont dirigés vers la gare pour accueillir Karima Delli, députée européenne, Présidente de la Commission Transport et Tourisme au Parlement européen.

En chanson et avec un saxophone (merci à Manu, nouveau marcheur, pour cet apport musical très agréable !), le groupe a circulé dans les rues de Nevers pour inviter les habitants à la conférence du soir.

Après une conférence de presse, la soirée s’est ouverte sur le thème de la reconversion automobile et le dieselgate, en présence de la députée européenne Karima Delli et Philippe Foucras, médecin généraliste, président du FORMINDEP (association pour une formation et une information médicales indépendantes) – vous pouvez revoir une partie de la soirée en vidéo (partie 1, partie 2).

Karima Delli explique que dès 2012, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que le diesel est cancérigène. Le scandale dieselgate éclate ensuite aux États-Unis : il a été découvert que onze millions de véhicules diesel étaient équipés d’un logiciel permettant de dissimuler une solution de 40 fois la norme européenne. En décembre 2015, une commission d’enquête sur le dieselgate a été ouverte (la première sur un scandale sanitaire depuis celui sur la vache folle il y a 16 ans).

« Une réunion de « comitologie » de la commission voulait donner l’autorisation aux constructeurs de polluer, jusqu’en 2020 et jusqu’à 110% au-dessus de la norme. Nous n’avons pas réussi à contrer ce « permis de polluer » mais les maires des grandes villes, dont Anne Hidalgo, qui sont responsables de la pollution de l’air, ont attaqué en justice cette décision de la commission » (Karima Delli)

Les conclusions de la commission d’enquête (après audition d’ONG, d’experts, de commissaires européens, de ministres de l’environnement dont Ségolène Royal) rapportent que :

1) Tout le monde savait, personne n’a rien dit 2) Aucun consommateur n’a été remboursé de l’arnaque

3) Tous les constructeurs dépassent les normes…